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Mardi 10 novembre, nous avons pu voir une nouvelle fois une jeunesse mobilisée pour manifester son inquiétude vis à vis de la situation sanitaire, dénoncer la manque de préparation des mesures annoncées dans les lycées, et contester le mépris dont le gouvernement fait part à notre égard.

Continuons à nous organiser dans nos lycées pour discuter des situations, débattre sur les futures actions à mettre en place et porter nos revendications.

Quelles idées à mettre en place ?

  • Actions coup de poing
  • Assemblées générales pour débattre de la situation dans ton établissement
  • Consultation lycéenne : questionnaires, sondages
  • Campagne d’affiche des revendications
  • Interpellation des élus CVL et des directions d’établissement
  • Pétition et vote des futures actions

Il est encore temps d’agir ! Rejoins nous !

Tract à distribuer dans ton lycée

Quelles revendications porter ?

  • La réorganisation des cours et l’adaptation des rythmes scolaires

La situation sanitaire exige la refondation des rythmes scolaires dans cette période. Nous demandons que les programmes scolaires soient revus sans les dénaturer et que le nombre d’heures de cours soit réduit sans devoir surcharger les élèves de travail à la maison. Ces adaptations sont essentielles afin que chaque élève puisse effectuer le travail demandé et atteindre les attendus pédagogiques convenablement.

L’expérience du premier confinement au mois de mars nous a confirmé que de nombreux.ses lycéen.ne.s ont rencontré des difficultés avec l’enseignement à distance. Ils et elles ont pu décrocher et parfois se sont retrouvé.e.s en marge de la société. Afin de ne pas retrouver ces situations, les établissements scolaires doivent rester ouverts et lorsque l’enseignement à distance est organisé à 50 % un suivi particulier doit être alloué aux élèves les plus en difficulté.

  • Le dédoublement des classes

Le ministre de l’Education a annoncé la possibilité pour les établissements scolaires d’organiser jusqu’à 50 % des cours à distance. 

D’une part, ces annonces ne correspondent pas à nos attentes en termes de moyens alloués pour pallier à la situation. Il serait plus utile de recruter davantage de professeurs afin de pouvoir dédoubler les classes correctement et ne plus les surcharger. A l’inverse, le choix est fait de nous laisser travailler en autonomie à la maison, quand pour beaucoup d’entre nous les dispositions ne sont pas adéquates. Cela contribue seulement à renforcer les inégalités entre chacun.e d’entre nous. 

D’autre part, ces annonces ne sont accompagnées d’aucun moyen supplémentaire donné pour permettre un déroulement optimal de cet enseignement hybride. Il laisse les proviseurs décider selon leur bon vouloir alors que la situation exige des consignes claires ! Elle exige que les personnels enseignants, d’éducation ou de direction soient accompagnés ! Enfin, beaucoup de jeunes n’ont pas non plus le matériel adapté, notamment informatique, pour pouvoir étudier correctement à distance. Pour ces raisons nous demandons l’obligation de faire les cours en dédoublement de classes.  

  •  L’allongement des temps de cantine et de récréation pour une distanciation plus importante

De nombreux jeunes nous font part de la situation et de la gestion de cette crise dans leur lycée. On nous parle de situation ou il n’y a aucune distanciation sociale entre élèves. Aucune adaptation des pauses, ni aucune adaptation dans les cantines scolaires !

Nous demandons que les temps de pauses soient étalés afin de limiter les brassages entre les classes et ainsi permettre aux élèves de prendre l’air en toute sécurité. Les services de restauration doivent se multiplier pour permettre à chacun.e de prendre 

  • La gratuité des masques et mise à disposition de gel hydroalcoolique pour tou.te.s

Dans de nombreux établissements partout en France, alors que la situation sanitaire exige l’application d’un protocole strict, les mesures mises en place sont minimes voire inexistantes, y compris concernant les plus élémentaires :  absence de gel et de masques pour les élèves, alors que les classes restent surchargées.

L’ensemble des établissements scolaires doivent impérativement en être fournis. Nous demandons que deux masques par jour soient distribués à tous les élèves gratuitement, par l’Etat et les collectivités locales. La mise à disposition de solution hydroalcoolique dans chaque salle de cours et dans les couloirs des établissements doit également être assurée. 

Cette demande légitime se justifie par la réalité des situations familiales de nombreux.ses jeunes. L’état doit être le garant de la protection de tou.te.s et particulièrement de celle des plus démuni.e.s.

  • Le Recrutement massif d’infirmiers et de médecins scolaires et organisation de campagnes de tests PCR dans chaque établissement

Depuis de nombreuses années les lycéen.ne.s et les personnels éducatifs dénoncent une situation explosive au sein des établissements du fait du manque de médecins et d’infirmiers scolaires. La plupart du temps, ces derniers sont rattachés à plusieurs établissements et ne peuvent donc pas prendre le temps de suivre correctement des élèves en difficulté sur le plan de la santé ou au niveau social.

Nous demandons un recrutement massif d’infirmiers et de médecins scolaires, afin de répondre à une problématique présente depuis bien trop longtemps.

Nous demandons l’accessibilité aux tests PCR dans les lycées pour les élèves et le personnel éducatif. Nous demandons que ces tests soient réalisés par les personnels médico-scolaire, afin de juguler la naissance de clusters en permanence dans les lycées !

  • La transparence sur les cas COVID dans les lycées

Force est de constater que le ministère de l’Education, au mépris de la sécurité des lycéen.nes et des personnels, ne communique pas sur les cas positifs présents dans les lycées. Alors que nous savons que dans plusieurs établissements des cas confirmés par dizaines ont été observés. Devons-nous mettre en danger nos professeur.e.s et nos personnels d’entretien, qui accomplissent déjà une tâche davantage difficile en cette période ? Ce cynisme et l’hypocrisie du ministre de l’Education doit s’arrêter !

De manière générale, nous constatons que le ministère de l’éducation n’a pas su, alors qu’il avait devant lui de nombreux mois, mettre en place ces mesures simples, efficaces et importantes pour la sécurité de tous les Français ! Cela s’explique par le manque de dialogue entre le gouvernement et les organisations représentatives de la jeunesse. 

MOBILISONS-NOUS !