Catégorie : Actualités

  • Depuis Matignon, Sébastien LECORNU met une gifle au mouvement lycéen !

    Depuis Matignon, Sébastien LECORNU met une gifle au mouvement lycéen !

    Aujourd’hui Sébastien LECORNU s’est exprimé depuis Matignon. Alors que les mobilisations lycéennes qui se sont déroulées hier ont représenté un évènement inédit par son ampleur, le Premier Ministre ne semble pas vouloir prendre la mesure des attentes exprimées à cette occasion.

    À travers ces mobilisations, les lycéennes et les lycéens ont soulevé la question des inégalités scolaires dont souffrent les lycées de banlieue. Ils et elles ont également soulevé la question plus globale du manque de moyens dans un nombre important d’établissements scolaires dans lesquels les conditions d’enseignement ne sont pas à la hauteur de la promesse républicaine.

    Face à ces revendications légitimes, le gouvernement a choisi la voie d’une répression inédite du mouvement lycéen qui, à ce jour, se traduit par un nombre de gardes-à-vue jamais vu dans un mouvement social et par l’emploi d’armes mutilantes à l’endroit de jeunes qui, pour certains, sont marqués à vie dans leur chair.

    En tant qu’organisation lycéenne antiraciste, nous ne pouvons pas ignorer que les exactions les plus graves semblent toucher des jeunes d’origine immigrée résidant dans les quartiers populaires, ce qui pose une énième fois la question du racisme au sein des forces de l’ordre.

    Pourtant, le Premier Ministre, tout en expliquant qu’il entend les préoccupations lycéennes, n’y répond pas. Sans doute parce qu’il compte sur l’extinction du mouvement à la faveur des vacances de la Toussaint, aucun engagement financier, pas plus que des réponses sur l’usage d’armes à l’endroit de jeunes, pas d’avantage qu’une affirmation d’un retour effectif de la démocratie lycéenne n’ont été prononcés.

    Que le mouvement lycéen se poursuive ou non, ces préoccupations doivent pourtant être entendues et faire l’objet de réponses des pouvoirs publics.

    Il faut un plan d’urgence afin de rénover le bâti. L’effort nécessaire ne pourra venir des seules régions et demande donc un apport conséquent de l’État.

    Il faut mettre un terme à la saignée du nombre d’enseignants afin d’assurer que, devant chaque élève, il y ait des enseignants, au sein de classes avec des effectifs raisonnables. Plus généralement, chaque élève doit pouvoir bénéficier d’infirmières, de psychologues, d’AED et d’AESH en nombre conséquent. Cela passe, chacun le sait, par des statuts stabilisés et par des salaires revalorisés.

    Il faut que la loi interdise l’utilisation d’armes mutilantes à l’endroit des mineures.

    Dans l’immédiat, il faut que la doctrine du maintien de l’ordre soit modifiée et que les mouvements sociaux cessent d’être vus comme des « troubles à l’ordre public », des « violences urbaines » ou des « émeutes » et donc comme des mobilisations à réprimer.

    Il faut que les réformes mises en oeuvre avec brutalité par Jean-Michel BLANQUER soient profondément revues : la réforme de l’orientation qui, avec ParcourSup, a fortement accru la sélection à l’entrée à l’Université ; la réforme du lycée qui a fait disparaître les classes à partir de la 1ère ; la réforme du bac qui place les lycéennes et lycéens en situation d’évaluation permanente.

    Il faut que la démocratie lycéenne redevienne une réalité. Les instances lycéennes doivent devenir des lieux où se prennent des décisions et pas simplement des lieux où des représentants sont gentiment écoutés. Il faut également que ces instances soient un « plus » dans l’expression de la parole lycéenne et non autant de lieux utilisés aux seules fins de l’encadrement de cette parole.

    Il faut que davantage de places soient créées dans l’enseignement supérieur afin de combattre la sélection qui s’y est de facto mise en place.

    Au-delà de ces revendications, il faut également que le respect dû à chaque jeune soit au rendez-vous. Ce qui nécessite de lutter contre le racisme et les discriminations subis par une partie trop importante de cette jeunesse. C’est d’ailleurs cette partie de notre jeunesse qui, et c’est logique, a été à l’origine des mobilisations en cours.

    Voici ce que nous aurions aimé entendre de la part du Premier Ministre.

    Et voici sans doute ce que les lycéennes et lycéens continueront, sous différentes formes, à lui rappeler et à rappeler à un monde adulte qui a lourdement failli ces dernières années à créer pour les nouvelles générations les conditions d’une confiance dans l’avenir.

    Contacts presse : 06 77 03 60 16 – 06 76 74 61 25

  • Retour sur la manifestation du 13/10 : On ne lâchera rien !

    Retour sur la manifestation du 13/10 : On ne lâchera rien !

    Ce mardi 13 octobre, 480 000 manifestants se sont mobilisés partout en France, dont 41 500 à Paris.

    Une nouvelle journée de mobilisation massive qui envoie un message clair : les lycéens ne comptent pas lâcher et le mouvement est loin d’être terminé !

    À Paris, au départ de la place d’Italie, les cortèges de SOS Racisme et de la FIDL, le syndicat lycéen ont une nouvelle fois montré toute la force d’une jeunesse mobilisée, déterminée et résolument antiraciste.

    Une jeunesse qui refuse les inégalités à l’École, le manque de moyens et la dégradation de ses conditions d’études.

    L’État espère voir le mouvement s’essoufler. Mais partout en France, les lycéens continuent de se mobiliser pour défendre leur avenir et exiger une École publique à la hauteur de leurs ambitions.

    Nous continuerons à nous organiser, à manifester et à faire entendre nos voix.

    Contacts presse : 06 77 03 60 16 – 06 76 74 61 25

  • Ce mardi 13 octobre, poursuivons la mobilisation !

    Ce mardi 13 octobre, poursuivons la mobilisation !

    La FIDL appelle les lycéennes et les lycéens à poursuivre la mobilisation ce mardi 13 octobre, partout en France. Pour notre avenir et notre éducation, nous continuerons à faire entendre nos revendications. Nous appelons chacune et chacun à se mobiliser pacifiquement et demandons aux pouvoirs publics de garantir notre sécurité et de faire cesser les violences policières.

    Nous avons le droit de nous organiser, de nous rassembler et de faire entendre notre voix ! Notre parole doit être prise au sérieux et nos revendications doivent recevoir des réponses concrètes. Le gouvernement doit ouvrir un véritable dialogue avec les réprésentantes et réprésentants des lycéennes et des lycéens.

    Notre force, c’est une mobilisation collective et pacifique.

    Ce lundi 12 octobre, le principal et une enseignante du collège Joseph-Lakanal, à Aubagne, ont été bléssés par un tir d’arme à feu. Nous leur adressons toute notre solidarité, ainsi qu’aux élèves, aux personnels et aux familles. La FIDL condamne fermement cette attaque. Selon les informations disponibles à ce stade, aucun lien n’est établi avec les mobilisations lycéennes. Ce drame ne doit donner lieu à aucun amalgame ni servir à discréditer les élèves qui se mobilisent pacifiquement.

    Nous condamnons sans ambiguïté toute agression et appelons chacune et chacun à refuser les provocations et à prévenir toute escalade. Notre détermination doit s’exprimer dans une mobilisation qui protège les personnes et porte haut nos revendications.

    Nous exigeons également que cessent les violences policières à l’encontre des lycéennes et des lycéens. Nous demandons des consignes claires de désescalade et des enquêtes indépendantes sur les violences signalées, afin que les responsabilités soient établies.

    Ce mardi 13 octobre, faisons entendre nos revendications, protégeons-nous les uns les autres et poursuivons la mobilisation pour notre avenir et notre éducation !

    Contacts presse : 06 77 03 60 16 – 06 76 74 61 25

  • Méprisée et maltraitée : la jeunesse reste mobilisée !

    Méprisée et maltraitée : la jeunesse reste mobilisée !

    Des semaines de mobilisation de la jeunesse, des lycées bloqués et des manifestations massives, et que fait le gouvernement ?

    IL NOUS ENFUME : au sens propre comme au sens figuré.

    Face aux inégalités scolaires, aux injustices sociales et aux discriminations raciales, nous demandons l’égalité !

    Le gouvernement a choisi de nous répondre par la répression : plusieurs lycéennes et lycéens ont été grièvement bléssé.e.s par la police et plus de 6 000 jeunes ont subi une garde à vue !

    Le gouvernement ne veut pas nous entendre ? Alors, répétons nos revendications :

    • Des locaux rénovés et du matériel de qualité pour étudier.
    • Stop aux suppressions de postes : des profs devant chaque classe et des personnels pour nous accompagner.
    • Des assises lycéennes : pour que les lycéennes et les lycéens puissent enfin avoir leur mot à dire et décider de ce qui concerne leur vie au lycée.
    • Suppression de ParcourSup et un accès garanti aux études supérieures.
    • Interdiction des LBD, grenades de désencerclement et la garantie effective du droit des lycéens à se rassembler, à manifester et à s’exprimer.
    • Des emplois du temps adaptés pour nous laisser le temps de respirer.

    Pour nos conditions d’études et contre la répression, une seule solution : AMPLIFIER LA MOBILISATION !

    Contacts presse : 06 77 03 60 16 – 06 76 74 61 25

  • La jeunesse n’a pas besoin d’une autorisation pour revendiquer. Elle a besoin d’être entendue !

    La jeunesse n’a pas besoin d’une autorisation pour revendiquer. Elle a besoin d’être entendue !

    En annoncant un « temps de démocratie interne » dans les lycées, Sébastien LECORNU semble découvrir que nous avons des choses à dire. Nos revendications sont pourtant connues : des conditions d’études dignes, des moyens pour nos établissements, la suppression de ParcourSup…

    Où sount les réponses ?

    Où sont les engagements ?

    Ce que nous demandons, ce sont des mesures concrètes et un calendrier pour les mettre en oeuvres.

    Noux exigeons également que les responsabilités soient établies sur les violences commises à l’encontre des jeunes mobilisés. Notre droit de manifester et notre intégrité physique doivent être garantis.

    Aujourd’hui, notre mobilisation a rassemblé 450 000 personnes partout en France, dont 100 000 à Paris. La présence de toutes celles et de tous ceux qui nous ont rejoints montre que notre combat trouve un écho dans toute la société.

    A chaque lycéenne, à chaque lycéen qui s’est mobilisé : continuons à nous organiser et à porter nos revendications collectivement jusqu’à obtenir gain de cause.

    Rejoignez-nous !

    Contacts presse : 06 77 03 60 16 – 06 76 74 61 25